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Itinérance Info-Doc reçoit celui que nous pouvons appeler ‘’le réchappé des archivistes’’.
                     Présentation 

Je me nomme N’DJAN Aykpa Jacob Florentin, je suis archiviste actuellement en fonction à Koffi & Diabaté Architectes. En plus de la formation en SID, j’ai une formation en Gestion des Ressources Humaines.

Le parcours professionnel 
Après le BTS en Sciences de L’Information Documentaire, j’ai débuté par un stage d’immersion à la (PSP – CI) Pharmacie de la Santé Publique de Côte-d’Ivoire qui est maintenant la Nouvelle Pharmacie de la Santé Publique, suivi d’un stage de validation et de perfectionnement à la Représentation de l’ASECNA (Agence pour la Sécurité de la Navigation Aérienne). Après ce parcours en tant stagiaire, j’ai été coopté pour faire partie d’une équipe de 04 personnes pour l’élaboration d’un Plan de classement au Parquet Général près la Cour suprême. J’ai par la suite travaillé avec AGS PRO ARCHIVES SYSTEMES sur des projets tels que : Abidjan Terminal, MSC, et SACO à Zone 4, Vridi, San-Pedro et Sinfra. J’ai été sollicité par une amie pour la réorganisation des archives d’un cabinet EGARD Architecture & Design. Et depuis septembre 2016, je suis employé à Koffi & Diabaté Architectes.Les grands défis professionnels  

J’ai eu de grands défis dans mon parcours tels que la mise en place du service archives de la Représentation de l’ASECNA en Côte-d’Ivoire, la réorganisation des archives de SACO…
Mais le plus marquant reste celui que je rencontre maintenant c’est-à-dire la réorganisation et la redynamisation des archives de la Holding Koffi & Diabaté GROUP.
La période du découragement dans la carrière professionnelle
J’ai déjà été découragé dans ma carrière professionnelle, mais l’expérience avec le COPACI (Collectif pour la Promotion des Archives en Côte-d’Ivoire) m’a beaucoup aidé. Il y avait une formation pratique organisé par ce collectif : LA REVOLUTION ARCHIVISTIQUE. J’y ai rencontré des devanciers et d’autres collègues à savoirs M. KAPET Jean-Marie. Echanger avec les membres de ce collectif m’a donné un souffle nouveau. En plus, j’ai trouvé dans cette formation des éléments qui m’ont permis d’avancer très rapidement dans mon travail à cette période et donc de surmonter cette épreuve de découragement.Après LA REVOLUTION ARCHIVISTIQUE, j’ai participé à la FORMATION MICROSOFT EXCEL APPLIQUÉ A L’ARCHIVAGE, une fois de plus organisée par le COOPACI en collaboration avec la structure VEILLE ARCHIVES & DOC. De telles structures m’ont aidé à aller de l’avant dans le métier.

Je suis ainsi « le réchappé des archivistes » (rire) parce qu’ayant echappé à la vague de découragement qui amène bon nombre de diplômés en Sciences de l’Information Documentaire (SID) à se reconvertir à d’autres métiers.


La nécessité de la formation aux métiers de l’information documentaire en Côte d’Ivoire 
Je pense que la formation aux Sciences de l’Information Documentaire en vaut la peine, vu qu’il y a des entreprises et même des institutions nationales ou internationales qui n’ont pas de services d’archives. Toutes ces institutions produisent des documents qu’il faut par la suite gérer et ce, de façon quotidienne. Cette masse documentaire nécessite l’intervention de professionnels d’où l’importance de cette formation.
Mais cela ne peut se faire sans l’implication des établissements chargés de dispenser les cours. Il faille qu’ils se penchent sur la question du renforcement des matières et l’innovation vu que notre programme est un peu archaïque et restreint.
Les Conseils aux étudiants et aux diplômés 
Winston Churchill disait : « Un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité, un optimiste voit l’opportunité dans chaque difficulté ».
Juste pour dire qu’il faut savoir et pouvoir saisir les opportunités qui s’offrent à nous. Des opportunités, il y en a quand même dans ce paysage de l’emploi de l’information documentaire un peu sombre en Côte d’Ivoire. Croyez aussi fermement que Dieu a un plan pour nous tous.
Pour ceux en quête d’emploi, faites de votre priorité le travail, continuez de vous perfectionner et ne faites pas de votre priorité la rémunération liée au stage.
C’est le travail bien fait et l’expérience acquise qui feront la différence.
Aux jeunes encore en formation, je souhaite beaucoup de courage. Prenez à cœur et aimez ce que vous faites. Concentrez-vous et donnez le meilleur de vous ! Soyez rassurés, c’est un métier noble.

Le partage c'est la vie !