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Belle conclusion du communiqué de presse de l’AAF du 20 novembre 2017 illustrant l’une des plus grandes revendications des archivistes (en Côte d’Ivoire aussi): l’implication.

<< Enfin, le déve­lop­pe­ment de l’e-admi­nis­tra­tion et la numé­ri­sa­tion de vastes ensem­bles docu­men­tai­res, vus comme une néces­sité pour l’amé­lio­ra­tion du ser­vice au citoyen mais aussi comme une solu­tion économe des deniers publics, ne sau­rait se passer d’une réflexion de fond et d’une prise en compte des dif­fé­rents coûts induits : d’où tient-on que le coût de la conser­va­tion de 100 km d’archi­ves papier numé­ri­sées serait amorti sur 5 ans ? S’agit-il uni­que­ment d’archi­ves vouées à terme à la des­truc­tion ? La conser­va­tion défi­ni­tive d’archi­ves numé­ri­sées, si on inclut les coûts de main­te­nance des sys­tè­mes, de sto­ckage et de migra­tions qu’elle impli­que pour une durée par essence sans limite, pèsera sur les finan­ces publi­ques pour une durée bien plus longue…
Là encore, une réflexion plus large que de sim­ples consi­dé­ra­tions comp­ta­bles doit être pri­vi­lé­giée, en fai­sant des archi­vis­tes, spé­cia­lis­tes de ces ques­tions, des acteurs essen­tiels.

L’Association des archi­vis­tes fran­çais, forte de mem­bres tra­vaillant tant dans le cadre des minis­tè­res que dans celui des col­lec­ti­vi­tés, s’élève donc contre une poli­ti­que natio­nale pour les archi­ves qui ne serait dictée que par des consi­dé­ra­tions comp­ta­bles qui lais­sent entre­voir un désen­ga­ge­ment de l’État ; bien cons­ciente du contexte et des contrain­tes actuel­les, elle appelle à une réelle réflexion sur les sujets évoqués, qui ne pourra faire l’économie d’une impli­ca­tion forte des archi­vis­tes, de leurs com­pé­ten­ces et de leurs pro­po­si­tions, pour que ne soit pas mena­cée la sécu­rité juri­di­que du citoyen, ni bradée la cons­ti­tu­tion d’un patri­moine col­lec­tif.>>.

Il faut que cela change s’il vous plaît.

 

Émile Coulibaly

Archiviste – Blogueur

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