Ad Widget

Le Centre Culturel Jacques Aka de Bouaké a été ouvert en 1971. Inauguré le 16 février 1974 par l’ancien Président de l’Assemblée nationale Auguste Denise, Ministre d’Etat, le Centre Culturel Jacques Aka de Bouaké n’a plus son lustre d’antan.

Cette situation n’est pas récente. Déjà en 2012, un article de L’Intelligent d’Abidjan présentait un triste visage de ce centre d’action culturelle. Toutefois, il donnait un brin d’espoir en rappelant le projet d’investissement public (PIP), mené par l’Etat ivoirien, par le biais du Ministère de la Culture et de la Francophonie. Dans le cadre de ce projet, ledit ministère procédait en ce moment au rééquipement du centre en matériel audiovisuel, informatique et logistique. Malgré tout, la situation du Centre Culturel Jacques Aka, surtout de ses bibliothèques, reste à désirer.

Dans le bâtiment principal, on trouve l’administration et deux bibliothèques: la bibliothèque universitaire et la bibliothèque de lecture publique. Le travail qui y est abattu par les bibliothécaires et documentalistes est remarquable.


Mais, ceux-ci pourraient faire mieux, s’ils avaient les ressources nécessaires. En effet, le vrac documentaire est toujours regrettable. Des dizaines de cartons de livres stockés sans traitement, classement et dans des conditions de stockage pas du tout favorables à une longue conservation (pas de climatisation d’où la chaleur, poussière, …)

Du côté de la bibliothèque enfantine, le constat n’est pas meilleur. Malgré, les collections assez intéressantes, les activités de la bibliothèque enfantine sont rares. Par ailleurs, quand bien même les usagers ne viennent que peu ou pas du tout à elle, la bibliothèque aurait pu aller à eux, si le Bibliobus, endommagé depuis bientôt des années, avait été remis en état de servir.

Le Bibliobus
La Bibliothèque Enfantine

Rappelant que le Centre Culturel n’est pas qu’un simple lieu de divertissement, mais aussi un lieu d’éducation et de formation où les bibliothèques jouent un rôle crucial, nous gardons un grand espoir fondé sur le fort moral des professionnels du Centre Culturel Jacques Aka de Bouaké et la volonté de l’état ivoirien dont les actions pour les structures documentaires s’amélioront certainement.

Emile COULIABLY